Conçue dans le cadre de l’exposition Vaisseaux à La Traverse (Marseille), initiée par L’Objet Collaboré – Caroline Pelletti Victor, cette pièce prend place dans un ensemble d’urnes et d’objets funéraires conçus par des artistes et designers contemporains.
Participer à cette exposition sur les urnes funéraires, c’est interroger notre rapport à la mort et, par extension, au vivant. La manière dont une société pense ses rites funéraires est un reflet de ses valeurs, de sa relation au temps, à la mémoire, à la nature.
La mort nous concerne tous, au-delà des cultures et des milieux sociaux. Pourtant, elle reste souvent un tabou. Créer une urne, c’est poser un regard sur cette finitude qui nous unit, mais aussi explorer les formes de continuité possibles. Mon travail cherche à matérialiser cette transition, à inscrire l’absence dans un cycle plus vaste, celui du vivant en perpétuelle transformation.
Created as part of the Vaisseaux exhibition at La Traverse (Marseille), initiated by L’Objet Collaboré – Caroline Pelletti Victor, this piece is part of a collection of urns and funerary objects designed by contemporary artists and designers.
Participating in this exhibition on funerary urns is an exploration of our relationship to death and, by extension, to life. The way a society thinks about its funeral rites is a reflection of its values, its relationship to time, memory, and nature.
Death concerns us all, beyond cultures and social backgrounds. Yet, it remains a taboo. Creating an urn is a way to examine this finitude that unites us, while also exploring possible forms of continuity. My work aims to materialize this transition, to inscribe absence within a larger cycle: that of life in perpetual transformation.

Dans Métamorphoses, Emanuele Coccia explore un monde en perpétuelle transformation, où la mort n’est qu’un passage vers une nouvelle forme d’existence. Inspirée de cette vision, cette urne en verre et mosaïque de nacre est pensée comme une chrysalide : une enveloppe organique, ouverte sur l’extérieur.Des tubes de verre la traversent, évoquant un réseau, un flux continu entre l’intérieur et l’extérieur.
Placée en extérieur, elle devient un point de contact entre le défunt et l’environnement, une forme de présence silencieuse inscrite dans le paysage, un lieu d’échange où la matière et la mémoire se fondent dans le cycle du vivant.
In Metamorphoses, Emanuele Coccia explores a world in constant transformation, where death is merely a passage to a new form of existence. Inspired by this vision, this urn made of glass and mother-of-pearl mosaic is conceived as a chrysalis: an organic envelope, open to the outside. Glass tubes pass through it, evoking a network, a continuous flow between the inside and the outside.
Placed outdoors, it becomes a point of contact between the deceased and the environment, a form of silent presence embedded in the landscape, a space of exchange where matter and memory merge in the cycle of life.
